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Lettre de Nicolas Marty, président
de l'AAUAPPO, membre de l'Association Maitron Languedoc-Roussillon,
après son entrevue avec M. Pujol, maire de Perpignan, vendredi
17 juin 2011 :
Perpignan,
le 20 juin 2011
AAUAPPO
Association des amis et usagers
des archives Publiques des P.-O.
Objet : Archives municipales de Perpignan au sein du Pôle du Patrimoine
Ecrit.
Mesdames et Messieurs, chers membres
de l’association,
Inquiet, au nom de l’association, de la constitution d’un
pôle du patrimoine écrit intégrant les archives
municipales dans un ensemble comprenant aussi la médiathèque
de Perpignan, sans avoir de garanties sur le devenir du service, j’ai
demandé un rendez vous au maire de Perpignan ainsi qu’au
président de la communauté d’agglomération.
L’affaire a ensuite été portée sur le plan
politique par Clothilde Ripouill, conseillère municipale d’opposition.
La presse a évoqué la question et j’ai été
contacté par deux médias pour porter la voix de l’association.
L’un dans le blog de Nicolas Caudeville, « l’archipel
contre-attaque »,
l’autre dans l’Indépendant du 12 juin 2011. J’ai
également saisi officiellement la directrice des archives départementales,
Christine Langé, afin qu’elle donne son avis technique
et scientifique sur le projet de Pôle. Finalement, Danièle
Pagès, adjointe au maire, m’a contacté et elle
m’a proposé un rendez vous le 17 juin. Le jour de l’entrevue,
j’ai appris que le maire souhaitait participer à la rencontre.
Voici un compte-rendu de cet entretien
de près d’une heure, qui a eu lieu le vendredi 17 juin
2011 à l’Hôtel de Ville. Vous verrez que, si celle-ci
a été plutôt rassurante, de nouveaux éléments
rendent les perspectives beaucoup plus sombres. Une entrevue plutôt
rassurante. En substance, mes interlocuteurs m’ont précisé
les points suivants : Ils sont très attachés au pôle
du patrimoine écrit, qui s’insère dans la politique
générale de la ville cherchant à rassembler les
différentes activités de sa compétence autour
de ce type de structures ; Le projet de pôle du patrimoine écrit
tel qu’il a été construit n’est qu’un
cadre général. Il s’agit d’essayer, comme
pour tous les éléments de la politique municipale, d’améliorer
les services, de les moderniser. En revanche, m’expliquent Jean-Marc
Pujol et Danièle Pagès, en ce qui concerne son organisation
précise, rien de réellement concret n’a été
décidé. Il ne s’agit en aucune manière
d’un programme déjà tracé. Tout est à
construire. C’est la raison pour laquelle ils ont demandé
à Geneviève Etienne, inspectrice générale
du service interministériel des archives de France de venir
réaliser une visite afin de communiquer au maire les éventuelles
préconisations pour un développement constructif de
ce service. Monsieur le Maire et madame Pagès m’ont assuré
ne pas vouloir démanteler le service des archives municipales
de Perpignan. La « réduction » à des «
missions régaliennes » évoqué dans la réponse
à la question écrite de Clothilde Ripouill, a été
rédigé trop rapidement. Il n’est pas question
de limiter aux dons et à l’Etat civil les missions des
archives. A ce propos, j’ai rappelé que le code des collectivités
territoriales imposait les missions des archives municipales, qu’une
mairie ne pouvait pas faire de politique de remodelage et de recomposition
des archives sans l’avis de la conservatrice des archives départementales.
J’ai évoqué le fait que, en termes de modernisation,
il était curieux que la mairie n’ait pas répondu
favorablement aux demandes de réparation ou de remplacement
d’appareils lecteurs de microfilms, en attente depuis plusieurs
mois. De la même manière, j’ai rappelé que
plusieurs projets de numérisation proposés par Madame
la directrice du service des archives n’avaient pas connu de
suites favorables. En outre, toutes les propositions d’action
culturelle des archives municipales ont été refusées
depuis plusieurs années. La réponse est venue, sur ce
dernier point, pour dire que la politique d’action culturelle
devait s’insérer dans la politique générale
de la ville, et si ce n’était pas le cas, il n’était
pas possible de financer des opérations.
La principale information tirée de cet entretien reste néanmoins
la suivante : le projet de pôle du patrimoine écrit est
un cadre général. Le projet concret et précis
qui sera mis au point se fera dans la concertation en suivant l’avis
de l’Inspectrice générale du SIAF et une table
ronde sera organisée au cours de laquelle l’avis de l’association
sera entendu, avec le point de vue des utilisateurs et usagers. Le
maire a insisté sur le fait qu’il attendait une expertise
de notre part sur ces questions. En somme, une entrevue qui m’a
fait penser que les choses pouvaient se passer de manière à
peu près normale.
Des perspectives très inquiétantes. Plusieurs informations
concordantes viennent assombrir les perspectives rassurantes nées
de l’entrevue avec le maire et Danièle Pagès.
Premier point : le projet de Pôle du patrimoine écrit
tel qu’il a été présenté au CTP
(comité technique paritaire, réuni lorsqu’une
politique municipale est susceptible de modifier les conditions de
travail d’une partie des agents de la ville). Ce dernier présente
un ensemble d’éléments qui semblent déjà
bien préparés. Il y est dit « La création
du Pôle implique – un resserrement des missions des AM
– un élargissement des missions des bibliothèques
». On y lit également (P.2 et 3) que « Le chef
du service des archives garde sous son autorité un service
resserré sur ses missions régaliennes et assure une
mission de conseil et d'expertise auprès du directeur »
Très clairement, la municipalité fait là le choix
de favoriser, dans sa politique culturelle, le monde des bibliothèques
sur le monde des archives. Ce choix dans la politique patrimoniale
de la ville n’a pas été présenté
de cette manière à notre association. C’est un
choix surprenant pour une ville qui affiche le label Ville d’art
et d’histoire. Enfin, par rapport à l’entrevue
avec le maire et Danièle Pagès, l’ensemble parait
très avancé pour un texte de « cadrage »
ou présentant une « philosophie générale
». En effet, il apparaît dores et déjà que,
dans le domaine des effectifs, le service passe de 11 à 5 agents.
On ne voit pas comment avec 5 agents elles pourront assurer la collecte,
la conservation, la communication, le traitement informatisé
et la valorisation des archives anciennes (peut-être même
en récupérant des fonds d'archives d'autres institutions
de la ville). Que restera-t-il à préparer lors de la
fameuse table ronde proposée par le maire si le service est
ainsi décimé ? Comment les objectifs proposés
par Monsieur le maire, de moderniser et rendre plus efficace les services,
peuvent-ils être atteints avec moins de la moitié de
ses agents actuels ?
Le deuxième point inquiétant est relatif à l’intervention
de Marie Costa sur l’antenne de Radio Arrels, le 21 juin 2011.
La directrice de la culture de la ville de Perpignan précise,
tout au long de l’entretien, que tout a été décidé.
Elle ajoute que toutes les archives seront réunies dans un
même lieu, en méconnaissant semble-t-il le fait que la
directrice des archives départementales doit absolument donner
son avis sur ce type d’opération. Elle évoque
également un programme de numérisation et de consultation
à distance, en omettant de dire que les originaux doivent être
conservés, entreposés après inventaire et classement.
Enfin, elle annonce qu’au mois de septembre, les associations
d’usagers seront informées. Que devient la concertation,
l’avis d’expertise et l’intégration de l’avis
des usagers dans l’organisation future du service ? Si «
tout a été décidé », pourquoi demander
les préconisations de l’Inspection générale
du service interministériel des archives de France ?
On le voit, le projet présenté en CTP et la présentation
du projet par la directrice de la Culture entrent en contradiction
assez nette avec les éléments rassurants proposés
par le maire lors de l’entretien du 17 juin dernier. Ces éléments
ne manquant pas de m’inquiéter sur l’avenir du
service des archives municipales de Perpignan, j’ai décidé
de réunir un bureau élargi le mercredi 22 juin 2011
pour qu’une décision collégiale émane de
l’Association des Amis et Usagers des Archives publiques des
Pyrénées-Orientales, afin de décider quelle est
la conduite à tenir dans ces circonstances.
Bien cordialement à tous.
Nicolas Marty
Communiqué de l'AAUAPPO
le 24 juin 2011 :
Crainte de démantèlement
des archives municipales de Perpignan
Communiqué de l’Association des amis et usagers
des archives publiques des P.-O. (AAUAPPO) :
La Ville de Perpignan souhaite créer un pôle de lecture
publique et du patrimoine écrit intégrant les archives
municipales dans un ensemble comprenant aussi la médiathèque
de Perpignan, prévoyant notamment une mutualisation des moyens.
Les différents éléments connus de ce pôle
en constitution ne donnant pas de garanties sur le devenir du service
des archives municipales, l’Association a rencontré Jean-Marc
Pujol, maire de Perpignan et Danièle Pagès, adjointe,
le 17 juin dernier.
L’association a pu alors rappeler que les services d’archives
municipales ont des missions clairement définies dans le code
des collectivités territoriales, qui sont la conservation,
la communication et la mise en valeur des archives de tous les services
municipaux et les dons privés qui ont un intérêt
pour l’histoire de la ville. Elles sont sous l’autorité
scientifique et technique des conservateurs des archives dépendant
de l’administration. Dans leur réponse, M. Pujol et Mme
Pagès ont tenu des propos rassurants notamment sur la prise
en compte de l’avis des services d’archives de l’État
et l’intégration des usagers au processus de réflexion
sur les conséquences matérielles du projet. Cependant,
des faits précis ne manquent pas de nous inquiéter.
D’une part, le 24 juin est présenté au Comité
technique paritaire de la ville de Perpignan un projet détaillé
de création d’un pôle de lecture publique et du
patrimoine écrit. Il prévoit : 1) un « resserrement
des missions des archives autour des missions régaliennes »,
2) un « élargissement des missions des bibliothèques
à l’ensemble des missions de conservation et valorisation
des fonds contemporains et anciens », 3) de « mutualiser
les compétences professionnelles des agents intervenants dans
la conservation et le traitement des fonds anciens », 4) de
réduire le nombre d’agents des archives municipales de
11 actuellement à six. D’autre part, la directrice de
la Culture de la ville de Perpignan, dans un entretien accordé
Ràdio Arrels le 21 juin 2011, a précisé que «
tout a été décidé » ! Et d’annoncer,
qu’au mois de septembre les associations d’usagers seront
informées …
L’AAUAPPO rappelle avec force qu’il faut, dans le cadre
du projet municipal de pôle de lecture publique et de patrimoine
écrit, conserver la spécificité et l’intégrité
des fonds d’archives ainsi que la technicité des agents
qui y travaillent dans le respect des règles que notre pays
a bien voulu se donner pour sauvegarder cet élément
essentiel du patrimoine.
Presentació
del llibre "Catalans
du Nord et Languedociens et l’aide à la République espagnole,
1936-1946"
a la seu central de l'Omnium cultural
de Catalunya a Barcelona
el
16 de febrer de 2011.
Andreu
Balent i Nicolas Marty de l'Associació Maitron L.R. presentaven
els Actes. Antoni Segura, professor d'història sontemporània
a la UAB, director del centre d'Estudis històrics internacionals
presidia d'acte.
Procès-verbal
de l’Assemblée générale 2010
________________________
L’Assemblée générale s’est tenue
au château de Marsillargues (Hérault) le 11 décembre
2010 de 10h30 à 13h30. Présents ou représentés
: MM. Andreani, Balent, Blin, Chaubin, Dedieu, Huard, Marty, Ruquet,
Selles, Tirand, Vazeilles, Xancho.
1 – Olivier Dedieu, président,
présente le rapport moral : le numéro 16 du Bulletin
Midi Rouge, vient de paraitre grâce au soutien de l’Université
de Perpignan. Faute de subventions et malgré le succès
de la publication, le format demeure le même. En 44 pages,
il propose notices biographiques, articles et notes de lecture.
Monsieur Vazeilles, rédacteur en chef, a réalisé
un index des articles des 15 numéros précédents.
Aucun de nos membres ne travaille sur la Lozère. L’Association
souhaite s’ouvrir à d’autres membres et aussi
augmenter la diffusion du Bulletin. Le site internet http://hitoire-contemporaine-languedoc-roussillon.fr/
remporte un succès certain. Il englobe un espace consacré
au projet d’un CD-ROM AERI pour l’Hérault assumé
par l’Association. Outre les travaux qui ont été
mis à notre disposition par Monsieur Muracciole, nous pourrons
disposer des fonds importants du Musée de la Résistance
de Castelnau. Nous aurons à rechercher d’autres ressources,
concernant par exemple l’iconographie. Des dossiers de demandes
de subventions seront à présenter afin d’assurer
la réalisation du projet dont le coût s’élève
à environ 15 000 euros.
2 – André Balent, trésorier, présente
le rapport financier. Finances en équilibre favorable,
en grande partie grâce à la vente des Actes de la
Journée d’Étude de Perpignan. En 2010, 30
adhérents ont cotisé, dont 10 dans les P.O., 9 dans
l’Hérault, 6 dans le Gard, 2 dans l’Aude. Et
2 hors région (Malakoff, Ariège).
3 - Divers : Hélène Chaubin a assisté au
Colloque du Maitron à Paris en décembre ; Robert
Mencherini y a proposé l’organisation d’un
« Colloque méridional ». André Balent
a participé à la soirée ESU/PSU de Perpignan
le 18 novembre 2010 à l’occasion du 50°anniversaire
de la fondation du PSU, de la mise en route des sites : http://www.psu-ats.org
et http://esu.psu.unef.com ainsi que de la publication d’un
livre dirigé par Roger Barralis et Jean-Claude Gillet,
Au cœur des années soixante. Les étudiants
du PSU. Une utopie porteuse d’avenir ? Paris, Publisud.
Messieurs Balent et Tirand représenteront l’Association
au Colloque de Narbonne sur la Commune en mars 2011. Rappelons
que notre association projette de réaliser en mai ou juin
2011 à Montpellier une Journée consacrée
à La nouvelle gauche. Pour l’instant ni la date exacte
ni le lieu (Montpellier ou Béziers ?) ne sont retenus.
Ils dépendent de subventions non encore attribuées
: aussi Monsieur Blin, ancien conseiller général,
propose-t-il de prendre contact avec le Conseil général
de l’Hérault.
Après le repas, des adhérents
ont participé à la visite prévue du château
de Teilhan dans la commune voisine d’Aimargues (Gard).
Pour le Bureau : Hélène Chaubin.
|

Compte-rendu des Actes
dans le n°11 de la revue Domitia, Université de Perpignan. |
Michel Cadé
(dir.), La retirada en images mouvantes, coll. Histôria,
éd. Trabucaire, Perpignan, 2010, 179 p.
André Balent, Nicolas Marty (coordonnateurs), Catalans
du nord et Languedociens et l'aide à la République
espagnole (1936-1946), Actes de la Journée d'Etude
de l'Association Maitron Languedoc-Roussillon, Presses Universitaires
de Perpignan/Ville de Perpignan, 2010, 272 p.
Soixante-dix ans après la défaite
et l'exil des Républicains espagnols, l'année 2009
a été l'occasion de nombreuses manifestations et
publications qui témoignent des efforts des historiens
pour aborder cet événement.
Depuis dix ans, l'intérêt pour la guerre civile a
été accru par l'ampleur du phénomène
de « récupération de la mémoire »,
portant sur la guerre elle-même et sur la post-guerre (répression
franquiste ou exil). La génération des « petits-enfants
» des combattants républicains, après «
l'oubli nécessaire » accepté par les acteurs
et victimes de la guerre afin de permettre la transition pacifique
du franquisme à la démocratie, veut lever le voile
sur les événements les plus tragiques de la guerre,
parfois méconnus, souvent occultés (les jugements
et exécutions sommaires), et aussi, plus simplement, renouer
les fils avec la génération des grands-parents,
retrouver leurs espoirs, comprendre leur souffrance. Au moment
où meurt la génération des combattants républicains,
et où celle de leurs enfants, arrivés tout jeunes
en France ou nés dans l'exil, arrive à l'heure de
la retraite (politique et professionnelle et non militaire !),
ce sont les petits-enfants qui redécouvrent la guerre,
et veulent l'exhumer de l'oubli ou du silence prudent, pudique,
où on avait préféré la laisser.
La parution de nombreux ouvrages autour de la commémoration
de l'exil des Républicains marque une étape supplémentaire
de ce phénomène de « récupération
de la mémoire », on y retrouve aussi bien des écrits
littéraires, poésies ou souvenirs (comme l'ouvrage
de Manolo Valiente édité par J. Issorel, dont nous
faisons le compte-rendu ci-dessous), des dessins, créations
artistiques (comme la belle édition des journaux d'artistes
républicains exilés d'Argelès, Barraca et
Desde el Rossellòn], des films, documentaires (comme l'Exode
d'un peuple, édité par Michel Cadé dans l'ouvrage
La retirada en images mouvantes), des photos (Grégory
Tuban éd., Février 1939 dans l'objectif de Manuel
Moros, Mare Nostrum, Perpignan, 2008), des témoignages
personnels. L'archéologie même a investi le terrain
de la guerre et de la post-guerre : tranchées, casemates,
charniers sont étudiés pour contribuer à
cette réécriture de l'histoire à partir d'en
bas. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, après les grandes
œuvres aux ambitions d'histoire générale, les
historiens reconstruisent aujourd'hui une vision faite de fragments,
riches de visions personnelles. Des documents multiples, souvent
d'origine privée, modeste, racontent des bribes de la grande
histoire. À la recherche d'une histoire plus vraie, plus
concrète, plus en rapport avec la vie réelle des
contemporains, les efforts de collecte de documents et de témoignages
ont permis de multiplier les points de vue, comme autant d'éclairages
qui soulignent les contrastes d'une période dont les derniers
témoins sont en train de disparaître.
Les historiens perpignanais, d'abord au CREPF (Les Français
et la guerre d'Espagne, Centre de recherche sur les problèmes
de la frontière, Université de Perpignan, éd.
Jean Sagnes et Sylvie Caucanas, 1990) puis au CRHiSM, ont participé
à cette redécouverte de la guerre civile, surtout
sous l'aspect des relations entre les deux versants des Pyrénées,
pendant la guerre ou après : passages en direction de l'Espagne
républicaine, retraite des Républicains, cantonnement
dans les camps, guérilla et résistance d'après
guerre, installation et enracinement des émigrés.
La situation des terres nord-catalanes les disposait à
un rôle original dans le conflit et ses conséquences,
là où justement des centaines de milliers d'aventures
personnelles ont écrit l'histoire, cette histoire dont
nous sommes maintenant en quête.
La Retirada en images mouvantes, dirigé par Michel
Cadé, redonne au cinéma (actualités, cinéma
d'amateur, images de témoignage ou de propagande) le statut
de documents majeurs sur cet événement, la plus
grande migration forcée des années trente en Europe
occidentale (en rappelant qu'à l'Est avait eu lieu la déportation
de masse des « koulaks » d'Ukraine en 1930-1932).
Onze contributions d'historiens et spécialistes du cinéma,
de journalistes et de cinéastes examinent les productions
filmiques de tout genre des deux camps autour de cet événement.
Les œuvres présentées offrent des facettes
multiples de la vision cinématographique de l'événement
: regard distancié, empathie, discours partisan ou militant,
propagande, actualités, reportage, que les historiens décryptent
et replacent dans leur contexte, celui de l'époque de la
capture et de la mise en forme de ces images. L'attention de la
critique historique se porte nécessairement autant, ou
davantage, sur les conditions et les finalités de la réalisation
des films que sur l'information brute livrée par les images,
et le document filmique est ainsi réintégré,
à part entière, au rang de document historique,
témoignage complexe, parfois déformé et parfois
manipulateur, toujours rendu subjectif par les choix de tournage
et de montage, comme le sont tous les témoignages oraux
ou écrits. L'ouvrage renferme une perle rare : un dvd de
la version intégrale inédite du film L'exode d'un
peuple, de Louis Llech, qui illustre magnifiquement le propos
des historiens sur la valeur historique de ce type de documents
et la nécessité de leur lecture et de leur critique
selon des « grilles de lecture » spécifiques,
mises en œuvre dans l'ouvrage, à propos de ce film
entre autres.
L'ouvrage dirigé par André Balent et Nicolas Marty,
Catalans du nord et Languedociens et l'aide à la République
espagnole (1936-1946) rassemble les communications et retranscrit
les débats de la journée d'étude de l'Association
Maitron du Languedoc-Roussillon, tenue à l'occasion du
70e anniversaire de la Retirada. Il aborde des thèmes inédits
concernant l'aide apportée aux républicains depuis
le Languedoc-Roussillon (1936-1946) Les huit contributions permettent
de porter un regard nouveau sur l'aide des Catalans du Nord et
des Languedociens à la République espagnole, durant
la guerre civile, et aux exilés de la Retirada à
partir de février 1939. Passage clandestins d'armes et
de volontaires, mission d'envoyé spécial de Jean
Rous, attitude des radicaux-socialistes, des francs-maçons,
du Secours Catholique et du Comité de solidarisé
de Montpellier, rôle des images encore, tant en 1936 à
Barcelone, qu'en 1939 lors de la Retirada, et engagement des exilés
catalans et espagnols dans l'après-guerre sont étudiés
avec rigueur et très bien illustrés de documents
originaux.
Aymat Catafau
|
L’Indépendant
& Midi-Libre (édition PO),
Édition du
mercredi 21 avril 2010 :
Un article sur l'association : André BALENT, " L ‘Association Maitron
Languedoc-Roussillon et Le Midi Rouge, un premier bilan ", Études
héraultaises, 39, Montpellier, 2009, pp. 408-410.
L’Indépendant
& Midi-Libre (édition PO),
Édition du lundi 22 mars 2010 : "L'exode d'un peuple"
POLLESTRES
Les
associations Culture et Nous et le centre cultural català organisent
vendredi à 20 h 30, à la mairie, salle de la Démocratie, la projection
d'un film réalisé en 1939 à propos de la Retirada. Ce film "L'Exode
d'un peuple" a été réalisé par deux Perpignanais, Louis Llech et Louis
Isambert. "Document exceptionnel", nous dit l'historien André Balent
qui poursuit en précisant qu'il s'agit d'une "oeuvre majeure, d'une
grande qualité technique et esthétique qui est demeurée longtemps inconnue",
car ce film historique a lui-même une histoire. En effet c'est grâce
à Jean-Louis Coste, ancien directeur de la librairie Torcatis, longtemps
dépositaire des films que lui avait confiés Christian Llech, fils de
Louis Llech, qu'un fonds "Louis Llech" a été ouvert à l'Institut Jean-Vigo,
et qui a ainsi rendu accessible au grand public le film proposé. André
Balent lui-même assurera le commentaire érudit et éclairant et répondra
aux questions et remarques du public.
Pour les curieux qui voudraient en savoir plus avant la présentation
du film, ils vous aient vivement conseillé de lire l'ouvrage pour lequel
M. Balent est l'un des coordonnateurs, l'autre étant Nicolas Marty :
"Catalans du nord et languedociens et l'aide à la République espagnole",
ouvrage paru aux Presses Universitaire de Perpignan, dans la collection
Etudes en 2009. Entrée gratuite.
Conférence à Pollestres le vendredi 26 mars 2010 : présentation des Actes
de la journée d'études (Catalans
du Nord et Languedociens et l’aide à la République espagnole, 1936-1946)
par
André Balent. Affiche.
Cent
vingt personnes ont assisté à la projection du film de Louis Llech sur
la Retirada, "L'exode d'un peuple", film commenté par André Balent.
A la suite de la projection de nombreuses personnes sont intervenues,
soit pour poser des questions, soit
pour apporter des témoignages personnels.
Sur la gauche, au fond, André Balent
(Association Maitron L-R) présente le film aux nombreux auditeurs
très attentifs.
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Article paru le 4 mars 2010 dans l’Humanité
Solidaires
de la République espagnole Catalans du Nord et Languedociens et l’aide à la République espagnole, 1936-1946, sous la direction d’André Balent et Nicolas Marty. Presses de l’université de Perpignan, 2010. 202 pages. 22 euros.
Ce volume
contient les actes d’une journée d’étude organisée à Perpignan par
l’Association Maitron-Languedoc-Roussillon en février 2009. Cette
initiative visait à élargir l’approche des rapports entre les
populations du nord et du sud de la frontière franco-espagnole entre
les années 1930 et les années 1940, à envisager ceux-ci dans une plus
longue durée que celle de la chute de la République espagnole à
saisir les conséquences de l'effet frontière, avec la mobilisation de
réseaux transnationaux antérieurs au conflit. Neuf communications de
chercheurs français et catalans* traitent d'aspects peu connus de ces
rapports, l’action du trotskiste Jean Rous auprès des mouvements
politiques catalans d’extrême gauche, les réseaux communistes et
pivertistes de passage de volontaires et d’armes, réseaux réactivés
durant la Deuxième Guerre mondiale, le sort et l’attitude des exilés
catalans en France entre 1936 et 1946, qui prolongent une longue
tradition d’exil, la mobilisation rarement étudiée de mouvements de
pensée comme les francs-maçons ou le Félibrige ou celle du Comité
national catholique initié par trois catholiques catalans. Enfin, deux
communications sont consacrées à la représentation des événements de
cette époque qui connut une large médiatisation, et notamment aux films
comme celui du Catalan Louis Llech, l’Exode d’un peuple (1939).
Raymond Huard, historien
(*) Six communications en français, trois en catalan avec résumé dans
l’autre langue. Les débats, très riches, sont également publiés.
http://www.humanite.fr/2010-03-04_Idees-Tribune-libre-Histoire_Solidaires-de-la-Republique-espagnole


Article paru le 4 mars 2010 dans Le Travailleur Catalan
Association Maîtron Languedoc-Roussillon : nouvelles parutions
Reflet d'une activité soutenue, l'association Maitron
Languedoc-Roussillon fait paraître le n° 13 (juin 2009) et le n° 14
(décembre 2009) de sa revue Le Midi Rouge ainsi que les Actes de la Journée d’Études du 7 février 2009 : Catalans du Nord et Languedociens et l'aille à la République espagnole (1936-1946).
Comme à l'habitude on trouve dans la revue de nombreuses biographies,
(surtout dans le n°13). Les personnages évoqués sont divers et
répertoriés dans des époques plus ou moins proches: syndicalistes,
militants politiques, élus. Les derniers cités sont l'historien
Emmanuel Leroy-Ladurie (n° 13) et Henri Pupponi, son beau-père (n° 14),
professeur de mathématiques, militant communiste en Corse et dans
l'Hérault, résistant et dirigeant du Front national à Montpellier.
Les fiches de lecture pointent l'accent sur des parutions récentes:
dans le n° 13, Raymond Huard analyse un ouvrage de Cyril Gispert et
Fabien Nicolas sur Partis et cultures politiques en Languedoc au XXe
siècle; Fabien Nicolas le livre de Michel Boissard, Raymond Huard et
Claude Mazauric : Cent ans avec le Proie : la maison du prolétariat de Nîmes (1908-2008) ; dans le n° 14 sont citées une série de publications sur Jaurès.
Reconquista de Espana: un espoir déçu pour les Espagnols républicains
L'intérêt le plus vif va aux notes de recherche :
investigations sur des terrains peu explorés ou poursuite de séries sur
des sujets qui s'étalent dans le temps. On relève ainsi dans le n°13
une note de Miquèl Ruquet qui reprend la question du mouvement
antimilitariste dans les Pyrénées-Orientales. L'autre, d'Olivier
Dedieu, est consacrée à I' «École émancipée» dans l'Hérault (1ère
partie: 1935-1945). Dans le n° 14, trois sujets bien différents sont
abordés. Fabien Nicolas étudie «Multipartisme et compétition
inter-partisane : l'impossible Front Populaire à Béziers». Olivier
Dedieu met l'accent sur des contradictions encore peu élucidées au sein
de la police perpignanaise : «Mai 1943, la décapitation avortée de la
Résistance languedocienne. Retour interrogatif sur l'attitude de la
police française face au fait résistant». Une troisième note, par André
Balent, prend de l'importance en ces années où l'intérêt pour les
résistants et guérilleros espagnols s'aiguise, en abordant le sujet:
«Les guérilleros espagnols dans les Pyrénées-Orientales d'août 44 à
mars 45, les autorités françaises et le contrôle de la frontière». Sa
lecture révélera à ceux qui n'ont pas connu cette époque la
détermination des guérilleros espagnols à tenter la reconquête de
'Espagne républicaine et l'espoir vain qu'ils eurent avec d'autres que
les démocraties victorieuses d'Hitler et de Mussolini les soutiennent
dans leur volonté d'en finir avec tous les fascismes : celui de Franco
en Espagne, celui de Salazar au Portugal. Une étude qui risque de
susciter les passions mais qui permettra d'aller plus avant dans
l'indispensable travail qui reste à faire sur un siècle d'histoire en
Espagne.
Le livre consacré aux Actes de la Journée d'Études du 7 février 2009,
édité conjointement par la Mairie de Perpignan et les Presses de
l'Université de Perpignan Via Domitia, se présente ainsi : André Balent
& Nicolas Marty (coordonnateurs) - Actes
de la Journée d'Études de l'association Maitron Languedoc-Roussillon.
Catalans du Nord et Languedociens et l'aide à la République espagnole
(1936-1946). 202 p. illustrations. Liste des intervenants aux débats. 22 €.
Nous reviendrons sur cet ouvrage dans une prochaine parution.

Présentation des
Actes de la journée d'étude du 7/02/2009 le mercredi 3 mars 2010, à la Bourse du
travail de Sète :
L’association Maitron Languedoc-Roussillon a présenté les
Actes de la journée d’études du 2 février 2009 aux membres de l’Association
ASEREF (Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France).
Ces études "Catalans du Nord et Languedociens et l'aide à la
République espagnole"
(1936-1946) sont coordonnées par André Balent
et Nicolas Marty
et éditées par les Presses universitaires de Perpignan et par la ville de
Perpignan.
Les huit contributions ont été
l’occasion de porter un regard nouveau sur l’aide des Catalans du Nord et des
Languedociens à la République espagnole et aux « exilés » de la
Retirada de février 1939 : les passages clandestins d’armes entre 1936 et
1939 depuis les Pyrénées-Orientales ; les représentations
cinématographiques de la Guerre civile et de la Retirada avec leur arrière-plan
politique et leur charge idéologique, ainsi que leur réception par le biais de
structures militantes ou associatives ; l’aide aux réfugiés républicains,
jusqu’ici restée dans l’ombre, des francs-maçons, du comité catholique d’aide
et des occitanistes du Langudoc ; les réactions des radicaux méridoniaux
face aux développements de la guerre civile.

De gauche à droite : J. Blin (Ass. Maitron L.R.), A. Balent (Ass. Maitron L.R.) et C. Cadena (Aseref).

Article de la
semaine du Roussillon du 18 au 24 février 2010
Mémoire de la Retirada
Dans
le cadre du 70e anniversaire de la Retirada, L'association Maitron
Languedoc-Roussillon a organisé en partenariat avec La ville de
Perpignan une journée d'étude « Catalans du Nord et Languedociens et
l'aide à La République Espagnole (1936-1946) ». Le choix des
organisateurs, tel qu'il peut se refléter dans Le titre de l'ouvrage,
est de sortir de la seule commémoration de la chute de La République
espagnole, pour multiplier les angles d'approche d'une perspective plus
Large. Ici, Les auteurs ont mis en Lumière Les rapports sur cette
période de l'exil entre Languedociens et Catalans du Nord d'un côté,
Catalans du Sud et Espagnols de l'autre. Des
passages clandestins d'armes depuis les Pyrénées-Orientales, les
représentations cinématographiques de la Guerre civile, l'aide aux
réfugiés et l'histoire de la première mobilisation humanitaire
d'ampleur internationale, les aides aux intellectuels catalans entre
Marseille et Perpignan. De très belles petites histoires dans la grande
histoire de la retirada.
J.M.


Compte-rendu de la présentation des
Actes de la journée d'étude du 7/02/2009, le 22 janvier 2010 à Perpignan :
L'ajuda als exiliats de la Retirada
«Catalans del nord i llenguadocians i l'ajuda a la República espanyola
(1936-1946)» es va presentar a la mediateca de Perpinyà divendres
28/01/10 02:00 - Perpinyà - Esteve Carrera
El
treball Catalans del nord i llenguadocians i l'ajuda a la República
espanyola
(1936-1946), ha estat editat conjuntament per les Presses
Universitaires de
Perpignan i la Vila de Perpinyà, i recull les actes d'una jornada
d'estudis que
va tenir lloc al febrer del 2009 al convent dels Mínims.
El
paper d'organitzacions catòliques o maçòniques que es van mobilitzar
per donar
ajuda als exiliats de la República, o la mobilització dels
intel·lectuals
occitans per ajudar els intel·lectuals catalans són algunes de les
aportacions
inèdites que s'inclouen en aquesta publicació. «Enmig de la inflació
d'actes
relacionats amb la Retirada que se van organitzar el 2009, volíem
aportar coses
noves i tractar temàtiques originals», explica Andreu Balent, que és un
dels
dos coordinadors –amb Nicolas Marty– de la jornada d'estudi que es va
fer el 7
de febrer del 2009. L'organització d'aquella jornada va ser una
iniciativa de
l'associació Maitron Llenguadoc-Rosselló, a la qual participa també
Andreu
Balent. Segons ell, el resultat, que es pot consultar ara amb aquesta
publicació, recull una diversitat d'enfocaments i de fonts que no
havien estat
utilitzats fins avui.
Els textos de les ponències són publicats en
la llengua en què es va fer la
ponència (català o francès) i resumides en l'altra llengua, ja que hi
participaven historiadors i investigadors de cada banda del Pirineu.
Andreu
Balent també destaca que la iconografia que s'inclou en algunes de les
ponències també és inèdita, i en particular la foto de la portada que
representa una escena de soldats que passen la frontera a la Guingueta.
A part
de la seva ponència dedicada a les xarxes d'ajuda relacionades amb el
partit
comunista i el POUM, en aquesta publicació Andreu Balent també fa una
aportació
relacionada amb el cineasta Louis Llech: l'historiador nord-català
revela que
el cineasta que ens ha deixat un testimoniatge molt valuós i emocionant
amb les
imatges que va gravar durant la Retirada, alguns anys més tard
(1942-43), es va
convertir en un membre de la milícia col·laboracionista.
Article tirat de EL PUNT (Diari de Girona)
28/01/10 - PERPINYÀ - ESTEVE CARRERA
"Aspectes inèdits de l'ajuda als exiliats de la Retirada"
El Punt
DIARI INDEPENDENT, CATALÀ, COMARCAL I DEMOCRÀTIC
Girona

Une vue de l'assistance le 22 janvier 2010 à la Médiathèque de Perpignan. |
André Balent et Nicolas Marty présentant les Actes.
|
Compte-rendu de l'Assemblée générale du
5 décembre 2009 à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) :
Présents : MM. Balent, Blin, Dedieu, Huard, Ruquet, Tirand, Vazeilles, Mme Chaubin.
Excusés : MM. Grau, Lenoble, Marty, Nicolas, Richard, Schill.
Séance ouverte à 10h.
1 – Olivier Dedieu propose le renouvellement du Bureau : Raymond Huard
reste membre du Bureau et Jacques Blin le devient. Les sortants sont
reconduits dans leurs fonctions, soit : Olivier Dedieu président ;
André Balent trésorier ; Patrick Vazeilles (rédacteur en chef du
Bulletin Le Midi Rouge) ; Hélène Chaubin, secrétaire. Vote favorable à
l’unanimité.
2 – Le rapport financier est présenté par André Balent : les
ressources proviennent des cotisations. Il serait souhaitable de
procéder à de nouveaux recrutements. Les 26 adhérents qui sont à jour
reçoivent le Bulletin et sont tenus informés des activités de
l’Association. Trois abonnements institutionnels : Le Centre
Bousquet de Carcassonne ; le Carré d’Art de Nîmes ; les Archives
départementales de l’Hérault. La Bibliothèque universitaire de
Perpignan a manifesté son intention de souscrire un abonnement.
André Balent remet les exemplaires du numéro 14, daté de décembre
2009, aux membres présents. L’Association détient deux comptes
bancaires : un compte courant sur lequel a été prélevée la somme de 347
euros pour l’impression du numéro 14 du Bulletin et un compte sur
livret. De nouvelles recettes proviendront de la vente d’une centaine
d’exemplaires des Actes de la Journée d’Etudes de Perpignan de février
2009 - la diffusion des autres étant assurée en exclusivité par les
Presses universitaires de Perpignan -. Il y aura une présentation des
Actes le vendredi 22 janvier à 18h à la Médiathèque de Perpignan.
D’autres sont envisagées par la suite en librairie à Montpellier et à
Perpignan.
L’Assemblée approuve le rapport financier à l’unanimité.
3 – Le rapport d’activité est présenté par Olivier Dedieu :
l’Association produit des notices biographiques destinées au Maitron
national. Certaines biographies sont publiées dans notre Bulletin
régional qui propose également des articles d’histoire contemporaine
sociale et politique, des comptes-rendus de lecture, des informations
sur des travaux universitaires et sur nos activités associatives comme
la Journée de février qui eut lieu en coopération avec des professeurs
ou bibliothécaire des deux universités de Barcelone (la «
Centrale » et l’ « Autonome »), et des chercheurs parisiens : Rémy
Skoutelsky et Claude Pennetier, le directeur du Maitron, grâce à la
diligence d’André Balent et au soutien de la Ville de Perpignan. Le
président souhaite la tenue d’un colloque par an. Pour 2010, le thème
sera « La nouvelle Gauche, de 1947 à 1968 ». Le Conseil général de
l’Hérault sera sollicité pour en assurer le financement.
Le président demande ensuite à l’Assemblée de se
prononcer sur un nouveau projet : la réalisation d’un CD- ROM sur La
Résistance dans l’Hérault, dans le cadre de la collection « Histoire en
mémoire, 1939-1945 », de l’AERI (Association pour des Etudes sur la
Résistance intérieure). Depuis 2003, l’AERI a publié 20
CD-ROMS.
Deux concernent déjà notre région : la Lozère et le Gard. Jean-François
Muracciole qui était chef de projet pour l’Hérault a souhaité nous
faire bénéficier des travaux réalisés par ses étudiants et transmettre
la réalisation à une nouvelle équipe. Le soutien logistique d’une
association est indispensable : l’association Maitron
Languedoc-Roussillon, déjà engagée dans des recherches sur la
Résistance départementale, est qualifiée pour la prise en charge
scientifique du CD-ROM sur l’Hérault. Il sera réalisé sur une période
de 3 ans environ. Des subventions seront recherchées comme cela a été
fait pour tous les CD-ROMS déjà édités. L’aide technique de
l’AERI est assurée. On peut envisager, en prolongement de ce
travail, un colloque régional sur la deuxième guerre mondiale.
Le rapport d’activité est approuvé à l’unanimité.
3 - Divers : une discussion s’engage sur la possibilité de créer un
site internet de l’Association. La question est mise à l’étude.
Le Bureau se réunira fin janvier ou début février 2010 pour déterminer
les thèmes du Colloque de 2010 et, en fonction des choix, les appels
aux intervenants.
La séance est levée à 13h.
L’après-midi est consacré à une visite conduite par André Balent au
Camp de Rivesaltes (partie acquise par le Conseil général des
Pyrénées-Orientales afin d’y aménager un « Mémorial »).
La secrétaire : Hélène Chaubin

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